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Typologie des outils

Travailler selon un mode collaboratif requiert l’utilisation d’outils nombreux et variés pouvant aboutir à l’assemblage et/ou à la combinaison de ressources selon la créativité des enseignants ou formateurs pour répondre à des fins pédagogiques précises.

Les outils utilisés doivent être compatibles entre eux, on parle d’interopérabilité 1.

Par ailleurs, de plus en plus, les acteurs de la formation doivent travailler dans des temps et des lieux différés, ils ont besoin de pouvoir accéder aux outils de travail depuis n’importe quel lieu géographique à des moments qui ne sont pas les mêmes pour tous. Les serveurs extranet sont bien adaptés à ce mode de fonctionnement. Pour faciliter le travail avec différents partenaires, les outils compatibles avec les normes et les standards sont à choisir prioritairement.

  • Outils d’élaboration de parcours de formation

Afin de pouvoir faire de l’individualisation, il est nécessaire d’avoir des outils qui permettent la construction du parcours de formation à partir d’une banque de modules de formation. Ainsi la prescription du parcours de formation sera facilité. D’autre part la création de ces parcours utilisant des scenarii pédagogiques adaptés est chronophage : il est important de pouvoir mutualiser et communiquer sur ces offres modulaires de formations. La difficulté de mettre à jour une offre de formation est amplifié avec la quantité de modules à saisir et le nombre de partenaires qui souhaitent en faire la promotion ou pouvoir utiliser ces modules de formation. Il est donc utile de pouvoir mettre en place des outils qui facilitent la mise à jour de ces informations à tous les niveaux :

  • le centre de formation lui-même;
  • les réseaux régionaux;
  • les réseaux thématiques;
  • les réseaux nationaux;
  • les partenaires des différents niveaux comme les CARIF-OREF qui ont vocation à proposer des services destinés aux acteurs régionaux et territoriaux de l’emploi, de l’insertion et de la formation professionnelle, notamment l’affichage des offres de formation.

Un groupe de travail s’est constitué dans l’optique de faciliter le travail des différents acteurs de la formation : les prescripteurs, les financeurs, les organismes de formation, … en créant un Langage Harmonisé d’Échange d’informations sur l’Offre de formation (LHÉO). Le détail de ce langage et les différents ministères qui participent à l’élaboration de ce langage sont visibles sur le site web http://lheo.org

  • Plate-forme d’apprentissage en ligne ou LMS (learning management system) :

    Outils dédiés à la construction de parcours de formation et permettant le suivi des apprenants, ils permettent aussi bien l’individualisation des parcours à distance qu’en présentiel. Pour simplifier l’intégration des ressources et la remontée des informations à la plate-forme (par exemple, le score de QCM), il est fortement recommandé d’utiliser une plate-forme respectant les recommandations d’une des normes existantes comme LOM, ou conforme au standard SCORM qui est en voie de généralisation. Une description de ces différentes normes et standards est visible sur le site web wikipédia.

 

  • Serveur de ressources et outils en ligne de création de ressources :

Les serveurs de ressources pédagogiques dans la mesure du possible doivent être autonome des LMS afin qu’une ressource pédagogique puisse être accessibles depuis plusieurs LMS. Ainsi la maintenance des ressources est facilité car la ressource pédagogique ne sera pas dupliqué inutilement.

  • Les outils du travail collaboratif :

    • Les outils de communication de base permettent de faire circuler l’information. On citera notamment :

      • Le mail;

      • Le chat ;

      • Le tableau blanc ;

      • La visio-conférence;

      • La messagerie instantanée.

    • Les outils de travail partagé permettent à plusieurs personnes de travailler sur un même document ou sur une même applicationPar exemple, les outils de traitement de texte traditionnel possède une fonctionnalité qui permet d’annoter un texte pour proposer des corrections. Le même type d’outils, mis en ligne permette de réaliser les choses de manière plus évoluée car il n’y a pas besoin, dans ce cas là, de faire circuler le fichier. Ce sont des outils de collaboration, puisque les différentes personnes qui les utilisent avance vers un projet commun.

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(Source : http://ecogest.ac-grenoble.fr/aide/OutilsCollaboratifsPres.htm)

On recense :

  • Le partage d’applications (exemple : plusieurs personnes travaillent de manière distante sur la même ressource éducative);
  • Les forums et outils apparentés;
  • L’édition partagée.

  • Les outils d’accès au savoir (ou de knowledge management)

    • Les bibliothèques ;

    • Les outils de peer to peer ;

    • Les portails ;

    • La cartographie des compétences ;

    • Les annuaires électroniques;

    • Les listes de diffusion ;

    • Les FAQ ;

    • Les WiKi (portails qui s’enrichissent grâce à la contribution des personnes qui les consultent) ;

    • Les moteurs de recherche.

  • Les outils de workflow qui permettent d’assister le chef de projet dans le suivi de son projet, et de contrôler, d’accélérer les interactions entre les contributeurs, les relecteurs et la personne chargée de la validation.

    • Les outils de synchronisation;

    • Les outils de gestion des tâches ;

    • Les agendas partagés.

  • Les outils de création de ressources : Les types de ressources qui peuvent être créées sont très nombreux. Cependant, il est possible de les classer dans plusieurs catégories de ressource :

    • Les exercices

    • Les outils permettant de simuler des processus plus ou moins complexes

    • Les vidéos et bandes sonores

    • Les schémas plus ou moins élaborés

    • Les textes

    • Les cartes heuristiques

Les assemblages et mixages de ces différents types de ressource sont aussi nombreux que le permet l’imagination des enseignants et formateurs. La possibilité de ré-employer des ressources pédagogiques existantes est à privilégier fortement car les opérations de création de ressources pédagogiques sont très chronophages. Ces ressources peuvent être des ressources publiées par un éditeur, mais également des ressources non éditées, élaborées par des enseignants et formateurs. Dans les 2 cas, il est indispensable que ces ressources pédagogiques puissent permettre un téléchargement facilité si elles doivent être consultées à distance. Dans la mesure du possible, si des ressources pédagogiques doivent être crées, il faudra privilégier l’usage d’outils de publication dédiés aux technologies du web. De nouveaux outils, utilisant les technologies du web, permettent le travail à plusieurs depuis plusieurs lieux géographiques différents.

 

L’affrontement entre les logiciels propriétaires et les logiciels libres s’appuyant sur des formats ouverts date de longtemps. Ces formats, reconnus actuellement comme des standards, vont très certainement à terme devenir des normes compte tenu de la nécessité d’interopérabilité des outils développé.

Par conséquent, lorsqu’une nouvelle application doit être mise œuvre, il est indispensable que le cahier des charges intègre cette évolution. Ainsi, la durée de vie du produit logiciel sera plus longue et permettra aux différents partenaires du projet d’avoir un retour sur investissement beaucoup plus intéressant.


1 Cf. le RGI (Référentiel Général d’Interopérabilité) qui est un cadre de recommandations référençant des normes et standards qui favorisent l’interopérabilité au sein des systèmes d’information de l’administration. Pour en savoir plus : http://www.references.modernisation.gouv.fr/rgi-interoperabilite

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